Côte d'ivoire, Bénin, pays prospères dans le chaos ouest africain francophone.
- sergemenye
- il y a 41 minutes
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Dans une Afrique de l’Ouest francophone secouée par la pauvreté extrême, les ruptures politiques, l’insécurité chronique, les replis pseudo souverainistes, la rage populiste, et les dirigeants pyromanes... deux trajectoires s’imposent par contraste : la Côte d’Ivoire et le Bénin. Là où d’autres s’enlisent dans l’instabilité et l’isolement, ces deux économies poursuivent, avec constance, une stratégie de croissance, de réforme et d’ouverture.
Sur le plan économique, les fondamentaux sont bons. Selon le Fonds monétaire international, la Côte d’Ivoire a maintenu une croissance autour de 6–7 % ces dernières années, tandis que le Bénin affiche des performances comparables, soutenues par une gestion macroéconomique disciplinée et des réformes structurelles continues.
En Côte d’Ivoire, la montée en gamme de la filière cacao — dont le pays est premier producteur mondial — s’accompagne d’un effort d’industrialisation, notamment dans les zones industrielles d’Abidjan, où la transformation locale progresse. Au Bénin, la Zone industrielle de Glo-Djigbé incarne ce tournant : dédiée au textile et à l’agro-industrie, elle vise à capter davantage de valeur ajoutée sur les exportations.
L’effort infrastructurel suit la même logique. L’extension du port d’Abidjan renforce son rôle de hub régional, tandis que Cotonou modernise ses installations logistiques. Cette crédibilité attire les investisseurs internationaux. La Banque mondiale souligne les progrès du Bénin en matière de climat des affaires, tandis que la Côte d’Ivoire demeure l’une des principales destinations d’investissements directs en Afrique de l’Ouest. Discipline budgétaire, réformes fiscales, gouvernance économique : ces choix produisent des résultats tangibles.
Mais au-delà des indicateurs, un autre facteur distingue ces deux pays : la stabilité. Contrairement à leurs voisins sahéliens, ils ne vivent pas sous la menace permanente d’attaques djihadistes de grande ampleur. Cette sécurité relative constitue un actif stratégique majeur, souvent sous-estimé, qui permet la continuité de l’investissement et de la production.
Plus surprenant encore, cette trajectoire s’inscrit sans rupture brutale avec les cadres existants. Membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, utilisant le franc CFA et entretenant des relations fonctionnelles avec des partenaires comme la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin n’ont pas cédé aux logiques de confrontation ou aux promesses géopolitiques incertaines, à l'instar de leurs voisins englués dans des impasses populistes.
Il n'en fallait pas plus pour que la singularité de ces deux pays suscite haines, jalousies, procès en trahison des pays alentours, résolument décider à s'autodétruire en riant. Le cocktail populisme, médiocrité, ignorance, analphabétisme est un choix assez puissant pour très rapidement démontrer sa capacité à conduire vers le chaos, et sa dimension paranoïaque qu'elle exacerbe, ne permet pas la moindre réflexion, puisse qu'il s'agira de se poser en victime d'un complot mondial, et donc continuer à s'enfoncer. La Côte d'Ivoire et le Bénin sont dans une dynamique inverse à celle des apprentis sorciers aux petits pieds qui se suicident pour que les autres sachent ce qu'il ne faut surtout pas faire.



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